Eco-quartier : caramba encore raté !

Chaque année le maire sortant tente de faire labelliser « son » éco-gouffre financier par le Ministère du logement. Et cette année encore, comme les années précédentes, c’est raté ! Les résultats sont ici :

http://www.territoires.gouv.fr/spip.php?article3571

Il suffit malheureusement de lire les critères nécessaires pour réussir un « vrai » éco-quartier pour comprendre que celui voulu par l’équipe actuelle est totalement à côté de la plaque :

La démarche Eco-quartier

La conception d’un Eco-quartier a pour objectif de proposer des logements pour tous dans un cadre de vie de qualité, tout en limitant son empreinte écologique.

Pour ce faire, un Eco-quartier doit respecter les principes du développement durable :

Promouvoir une gestion responsable des ressources

S’intégrer dans la ville existante et le territoire qui l’entoure

Participer au dynamisme économique

Proposer des logements pour tous et de tous types participant au « vivre ensemble » et à la mixité sociale

Offrir les outils de concertation nécessaires pour une vision partagée dès la conception du quartier avec les acteurs de l’aménagement et les habitants.

Une fois ces grands principes énoncés, il est toutefois indispensable d’adapter la réalisation de l’Eco-quartier aux caractéristiques de son territoire. L’Eco-quartier a donc la particularité de s’appuyer sur les ressources locales, qu’elles soient paysagères, urbaines, humaines ou environnementales.

Plutôt que de parler de « territoire d’exception », l’Eco-quartier est un levier vers la ville durable, même si contraint par le fonctionnement même de la ville.

Un Eco-quartier doit se poser en modèle, en précurseur. Il est à la « bonne » échelle pour réinventer la ville. Il est l’occasion de structurer les filières, d’organiser la concertation. Il n’est pas seulement un objet mais bien le produit d’une démarche.

La co-construction est en effet essentielle et intrinsèque au projet : les Eco-quartiers doivent être désirés. Ils doivent répondre aux attentes du plus grand nombre pour éviter l’« effet vitrine » avec seulement des constructions très avant-gardistes pouvant conduire à des rejets ultérieurs du projet. Enfin, l’Eco-quartier doit être issu de compromis entre tous les acteurs concernés, dont le cas échéant les futurs habitants, les riverains, les acteurs économiques…

Cet article a été écrit par "pscaudebec" | le 20-09-2013